Defi fou sprint rentree

Mon défi fou de 10 semaines pour la rentrée scolaire

Il y a des mois de l’année où nous sommes complétement débordés. La rentrée scolaire en fait partie. En effet pas toujours facile de passer des vacances en famille ou entre amis avec apéro, soleil, plage, piscine, pétanque et barbecues au marathon de la rentrée scolaire, où l’on doit courir de partout.

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Photo d’Helena Lopes

C’est aussi sans compter le lot de mauvaises surprises (collègue de bureau absent ou malade, institutrice absente ou pas de cantine et de garderie les premiers jours, enfants malades, grève dans les transports, accidents et embouteillages, etc.) qui inéluctablement va se produire et venir pimenter encore plus cette course folle de septembre.

Quoi de mieux que le mois explosif de Septembre pour se lancer un défi fou qui risque de faire péter tous les compteurs !

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Photo de Arâches La Frasse

Pourquoi donc vouloir sauter à pieds joints dans le feu de l’action ?

Parce que pédaler le nez dans le guidon ou faire le dos rond en attendant que ça se passe ne m’aidera pas beaucoup à mieux-vivre ce pic d’activités et vous non plus.

Depuis la dernière rentrée scolaire, j’ai déjà parcouru un bout de chemin côté optimisation de mon temps et focalisation de mon énergie. En effet depuis je me suis créé un système de productivité sur-mesure, supporté par des routines que j’ai remaniées plusieurs fois pour correspondre à mon organisation de vie personnelle, familiale et professionnelle. J’ai réduit de plus de 80% mon temps passé à regarder la télévision, lire et répondre à mes mails et suivre les cours de bourses de mes actions. Mes temps creux de la journée ont eux aussi été optimisés (trajet en voiture et diverses attentes) pour avancer sur mes objectifs. J’ai réduit très fortement le fait de remettre de nombreuses choses au lendemain.

Mais pour autant, je me demande, n’existerait-il pas des méthodes encore plus efficaces et efficientes qui me permettraient de réaliser plus vite mes objectifs en dépensant moins de temps et d’énergie. Cela me permettrait ainsi de profiter plus de ma femme et de mes enfants en soirée comme le week-end, de faire 25 min de sport 5 jours sur 7, de lire chaque soir 25 pages, de regarder de nouveaux films sympas et de dormir 20 min de plus.

Dit comme ça et sachant que j’ai déjà optimisé de nombreux points concernant mon temps, je me dis que c’est un pari un peu fou et encore plus en voulant faire cela au mois de Septembre, c’est un peu comme vouloir descendre d’un tourniquet qui tourne à toute vitesse, attention à la chute et au mal de tête !!!

Pour autant, mes diverses expériences de vie m’ont appris la chose suivante : ‘’ C’est sous la contrainte qu’on innove le plus et ne pas innover lorsqu’on y est contraint en gardant nos anciennes habitudes nous expose à des pertes inéluctables sur le plan de nos relations, de notre temps, argent et santé. Plus l’environnement est contraignant et plus il est nécessaire d’innover ’’

L’être humain est ainsi fait, poublrquoi chercher quelque chose d’autre si ce qu’on utilise a déjà fait ses preuves. Si cela fonctionne ou a fonctionné pourquoi donc vouloir changer ? Cette tendance naturelle nous amène à nous ancrer dans notre zone de confort empêchant ainsi d’apprendre et de s’améliorer.

La contrainte, la contraction, la pression du temps, nous la vivons quasi quotidiennement. Pour autant, il y a une période de ma vie où elle a été omniprésente et même si en apparence j’avais l’impression de m’en sortir et d’éviter de me noyer, l’issue m’a démontré que cela n’était pas tout à fait le cas et que la traversée a été bien plus chaotique que ce que j’avais pu croire.

Faisons un bond en arrière, et revenons à décembre 2016, mon fils à 2 ans, les préparatifs de Noël sont imminents, 3 collègues de travail ont quitté l’entreprise pour entreprendre des projets personnels ou professionnels différents résultant en un gros pic de charge sur la fin d’année. C’est à ce même moment qu’on me demande de réaliser une étude au budget ultra-minimaliste, dans un domaine complétement nouveau, à réaliser en 3 fois moins de temps qu’une étude classique dans le domaine que je connais sur le bout des doigts.

Malheureusement pour moi, sous cette double contrainte de temps et de budget je n’ai pas su suffisamment innover et j’ai appliqué mes anciennes méthodes à savoir travailler les soirs et les week-ends pour être à même de rendre l’étude dans le délai ultra-court. Autant dire que cela a gâché non seulement mes vacances de Noël, mais que cela c’est aussi ressenti à la maison, car je n’étais pas du tout disponible puisqu’en permanence je recherchais des axes de réflexion pour nourrir l’étude à rendre illico.

Cela aurait pu en finir là et les choses reprendre leur rythme de manière un peu plus calme. Point du tout, l’étude même pas encore livrée voilà que pleins d’autres études tombent sans avoir les ressources en interne pour les mener dans les temps. Comble pour moi comme on sait que j’ai plutôt une bonne capacité de travail, je me fais bien charger et hérite d’un grand nombre de ces études pour la plupart complètement nouvelles et donc qui vont s’avérer très chronophages.

Je pensais pouvoir souffler quelques jours en mars, mais c’était sans compter l’absence d’un collègue qui malheureusement s’était blessé au ski (soit dit en passant, je préfère travailler très dur que de me luxer l’épaule, car avec les enfants ça serait une galère monstre, je n’ose pas imaginer ou si j’imagine que trop bien) que je vais devoir remplacer au pied levé sur une mission en mer sur un système d’acquisition de mesure de fond sous-marin. Le petit hic, c’est que je n’y connais rien du tout sur ce type de prestation là où mon collègue de par son ancien poste avait plusieurs années d’expérience. Heureusement, ce dernier a été très disponible par téléphone pour me faire une formation expresse que j’ai complétée par de nombreuses lectures.

20 jours en mer sur un catamaran à faire des relevés de fond (bathymétriques) avec de mauvaises conditions météo qui nous obligent à morceler les phases d’acquisition. L’été, je ne l’ai pas vu non plus défiler, car de retour au bureau, le travail sur mes projets était resté au même niveau et il fallait rattraper le retard, pas le temps de se poser encore moins de se reposer (ça sera pour cet été je me dis). Sauf qu’une mission d’un mois en mer pour l’inspection d’un champ sous-marin par grand fond tombe. Les missions, j’adore ça : ) mais là ça ne tombe pas très bien : ( mais pour autant personne n’est disponible pour la faire donc j’y vais, je fais mon sac et en route vers les aventures.

J’arriverai à prendre mes congés en août et à me reposer un peu, mais pas autant que ce qu’il aurait fallu. Le mois de septembre, avec la rentrée scolaire, a été épique avec son lot d’imprévus, 1er jour de centre aéré pour mon fils, on apprend :

« Oui faudra venir chercher votre enfant avant 17h30 »

« Pour quelle raison plaît-il ?» (Rassurez-vous le plaît-il je ne l’ai pas dit, sinon on va me prendre pour Godefroy de Montmirail ou Jacquouille la fripouille)

« Eh bien cette année le centre ferme à 17h30 au lieu de 18h00 ».

Autant dire que d’arriver avant 18h00 était déjà épique alors 17h30 là ce n’était pas possible à moins de partir avant 16h50 du bureau. Puis comme chaque rentrée scolaire, beaucoup de choses à gérer en parallèle et ma conjointe très prise aussi car enchaîne de nombreux rendez-vous syndicaux et des AG le soir de manière assez fréquente. Mon fils, comme les autres enfants à cet âge-là, tombe souvent malade et donc il faut aller à droite et à gauche pour aller voir les pédiatres et médecins. Ah ! mission d’une semaine sur Paris qui vient se greffer en plus courant septembre. Mission avec des heures pas possible, couché très tard et levé très tôt tous les jours. Je rentre le vendredi soir à minuit complètement lessivé de ma semaine.

J’ai oublié de vous dire que cette année-là était très spéciale pour nous, car avec ma future femme on était en plein préparatifs de mariage (rien que pour la préparation religieuse nous avons eu 8 rendez-vous, heureusement que la préparation était forte intéressante). C’est aussi cette année-là qu’on a eu notre deuxième enfant qui est arrivé 2 jours avant Noël, le plus beau cadeau de Noël de toute notre vie. Nous voilà désormais passé de 3 à 4, le rythme au travail ne faiblit pas d’un iota et les préparatifs pour le mariage ne font que s’intensifier au fil des mois. Comme pour la très grande majorité d’entre vous, on veut le meilleur pour notre famille et nos amis. Malgré la grosse contrainte de temps, on intensifie nos préparatifs.

Nous voilà à moins de 4 semaines de notre mariage, nous sommes partis à plus de 1100 kms célébrer le mariage d’une de mes cousines adorées en Belgique, jamais je n’aurais manqué son mariage, je l’aurai regretté toute ma vie. Super mariage de folie, où l’on profite à fond de la famille (ça rebooste à mort et trop hâte d’être enfin le jour de notre mariage). La soirée a été excellente, mais niveau sommeil la nuit a été très courte et les 2300 kms aller-retour à 4 dans la voiture ne sont pas non plus de tout repos. Heureusement que nos 2 enfants ont été au top.

Voilà, il nous reste plus que 3 week-ends dont 2 bloqués pour nos EVG et EVJF respectifs dont on ne connaît pas la date (ça rajoute un peu de piment).

Un EVG de folie qui m’a boosté comme pas 2.

Quand tu es le samedi matin dans ton salon et que tu vois débarquer tes 7 meilleurs amis à 07h30 du matin, je suis ému au point que je serai limite à en pleurer de joie (en voyant la bouteille de Järgermeister à la main de mon cousin, je me ressaisis et me dis ça va être sportif la journée Surprised smile). Sachant que la grande majorité à un emploi du temps débordé et habite loin de chez moi, jamais je n’aurais imaginé que 100% seraient présents. Un méga EVG, dont je ne m’étendrai pas sur les détails ici ; )

En tout cas super rythme de fou, on tient quand même le coup jusqu’au jour tant attendu de notre mariage. Un mariage de rêve. J’ai été tellement à fond, que je n’ai pas réussi à trouver le sommeil à 05h30 quand on est parti se coucher. J’étais bien HS la semaine qui a suivi heureusement que j’avais posé quelques jours pour profiter de la famille qui est resté quelques jours sur place, c’était tout sauf du luxe.

Reprise du travail sur les chapeaux de roue avec beaucoup de projets à réaliser en parallèle, décidément cette année 2017 est très costaud niveau rythme, ma fille à 5 mois et on est encore un peu dans la recherche de notre nouveau rythme à 4, faut dire qu’on a pu vraiment le temps de se poser un peu.

Courant juin, survient la perte douloureuse d’un être cher et moins d’un mois après, je tombe malade bien plus qu’à l’accoutumé. En effet sur les 2 dernières années, j’avais enchaîné pas mal d’épisodes de rhino, bronchio (surement lié à mon rythme effréné quotidien) mais cette fois-ci cela n’avait pas l’air de passer. Me voilà à peine à 50% de mes capacités physiques, je ne savais pas ce que j’avais, la seule chose que j’étais convaincu, c’est que quelque chose n’allait pas.

Après avoir vu 3 médecins généralistes, eu 4 antibiotiques différents, cela s’améliorait un peu puis rechute systématique. Résultat, je suis malade de juin à mi-octobre. Je suis bien diminué avec toujours une charge importante au travail et on ne s’ennuie pas non plus à la maison avec les 2 loulous. N’ayant pas l’énergie suffisante de mener à bien tout de front, il faut que je trouve une solution. Je n’en peux plus d’être dans cet état, cela m’est devenu insupportable. Cette contrainte très forte créa en moi une tension qui m’amène à agir. Je prends les décisions suivantes :

· Je change totalement mon alimentation pour essayer de retrouver un peu d’énergie,

· Je fais un peu plus de sport bien qu’étant malade et sans trop de pêche

· Je vais voir un pneumologue (1 mois d’attente pour avoir le rendez-vous, mais je ne regrette pas, ce pneumologue est une perle à qui je dois un grand merci).

Ces 3 actions ont apporté ces fruits même si cela a pris plus de temps qu’escompté pour en voir le bénéfice mais me voilà de nouveau totalement remis sur pieds 3 mois après.

Cette période qui aura près d’un an et demi illustre pour moi le mieux dans ma vie les risques auxquels on s’expose lorsqu’on n’innove pas face à un environnement contraignant.

Après toutes ces péripéties, vous vous demandez surement mais quel est donc ce défi fou que je me lance à compter du 2 Septembre 2019 (jour de la rentrée scolaire, c’est plus fun !), le voici enfin :

Tester 10 méthodes en 10 semaines (une par semaine) d’efficacité personnelle ou professionnelle permettant d’être plus zen et faire 1 article sur chaque mise en pratique afin de vous raconter :

1. ce que cela m’a apporté de concret dans ma vie,

2. les difficultés que j’ai rencontrées lors de leur mise en pratique,

3. comment vous pourriez vous aussi tirer bénéfice de ces méthodes,

4. comment les mettre en pratique facilement.

Si pour certains d’entre vous, vous souhaitez m’accompagner dans ce défi en appliquant aussi une ou plusieurs de ces méthodes dans votre vie de tous les jours et tester en « bon sceptique » ce que cela peut vous apporter de positif, j’en serai plus que ravi.

Vous avez des recommandations, encouragements ou autre par rapport à ce défi spécial rentrée scolaire, lâchez-vous dans les commentaires ci-dessous, je prendrai le temps de tous les lire.

Si vous souhaitez que j’aborde une ou des méthodes en particulier dans le cadre de ce défi, dites le moi aussi dans les commentaires. La toute dernière méthode ne sera pas arrêtée pas avant fin octobre 2019 donc vous avez encore le temps de faire des suggestions.

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4 Comments

  • André

    Bravo ! On peut dire que c’est du défi. On dirait que j’ai des choses à apprendre car naturellement, j’aurai tendance à choisir une période moins chargée.
    Je vais te suivre, j’ai envie de savoir par quels états tu vas passer si tu partages.
    Bien que contre-intuitif, il y a du vrai/efficace dans cette démarche.
    Merci pour le partage.
    A bientôt !

    • Johann

      Bonjour André et merci pour ton commentaire

      C’est très volontiers que je partagerai sur les états par lesquels je risque de passer lors de ce défi fou qui va me mettre “sous contrainte” et me pousser à innover 🙂

      Début du défi dans moins d’une semaine après la fin des vacances, le changement de rythme va être costaud 🙂

      • Sarah

        Top comme défi ! Et très intéressant.
        J’aime beaucoup tes explications de comment tu en es arrivé là. Les techniques de productivité je n’arrive pas trop à y accrocher (Je ne vois pas trop l’intérêt) mais en lisant tes explications Je me dis “en fait, pourquoi pas ?” C’est vrai que ça pourrait peut-être m’aider 😉
        Je vais suivre tout ça alors, voir si certaines me parlent !
        Bon courage à toi ! 😃

        • Johann

          Coucou Sarah, merci pour ton commentaire. Efficace pour être efficace n’est pas une fin en soi 😉 , comme tu le soulignes le plus important c’est de savoir pourquoi on souhaite gagner en efficacité, comprendre qu’est ce cela peut nous apporter de concret dans la réalisation de nos projets et de notre vie et faire en sorte que cela soit en harmonie avec notre façon de vivre 🙂

          Merci à très vite

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